L’élevage est également une activité importante dans la commune de Dioulacolon. Il est de type intensif avec un cheptel divers. Le gros bétail est composé de bovins, en majorité ; des asins et équins, pour les travaux champêtres et la traction animale. Le petit ruminant est constitué par des ovins, des caprins et des porcins. L’aviculture est fortement pratiquée dans la commune par des jeunes et des femmes (134 poulaillers recensés dans la commune). Elle permet souvent aux femmes de prendre en charge des dépenses quotidiennes au sein de la famille et durant les cérémonies religieuses, culturelles dans les villages. Elles ont souvent des difficultés de pérenniser cette activité sans l’assistance des projets portés par les organisations non gouvernementales et associations de développements.
La commune dispose de magasins privés d’aliments du bétail.’ L’alimentation du cheptel est assurée par les pâturages naturels. Les abreuvoirs (18 mares et 16 puits pastoraux) sont répartis dans les cinq zones de la commune. La prise en charge de la santé animale est très faible dans la commune. Avec un seul parc de vaccination, l’absence de point de vente de médicaments vétérinaires et l’inexistence d’auxiliaires, il est très difficile de lutter contre les maladies comme la peste bovine, la péri pneumonie, le charbon, la pasteurellose, l’hémiparasite et la fièvre aphteuse. A cette contrainte, s’ajoutent les effets induits par les changements climatiques notamment la diminution des pluies et les feux qui entrainent à leur tour le tarissement des mares et la destruction des ressources fourragères. Ces changements climatiques ont des effets négatifs sur la santé animale et sur la rentabilité du bétail. La survie de l’élevage extensif est un enjeu avec la destruction des fourragères par les feux de brousses, le tarissement des vallées à causes de l’ensablement, la difficulté de gestion du bétail à cause de la température élevée et l’envahissement de différentes maladies.